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18 jeux III/P - Eglise de Claye-Souilly (77) - 2005/2007 *– op. 28

Reconstruction type D. Bedos - réemplois d’éléments de buffet XVIII°S. - P. Dumoulin maître d’œuvre - Organiste : J.J . Donze

 

CD:intégrale des oeuvres pour orgue de Boëly

Clavier I (Pos.)
Clavier II (G.O.)
Clavier III (Rec.)
Pédale
Bourdon 8’
Bourdon à chem. 8’
Cornet (du G.O.) V
Flûte ouverte 8’
Prestant 4’
Flûte 8’
Nazard 2’2/3
Montre 4’
Doublette 2’
Doublette 2’
Tierce 1’3/5
Plein-Jeu V
Larigot 1’1/3
Cornet V
Cymbale III
Cromorne 8’
Trompette 8’
Voix-Humaine 8’


Orgue reconstruit en 2007 de l'Église -SAINT-ETIENNE de CLAYE-SOUILLY - 77-


La reconstruction de cet orgue s’articule autour de deux contraintes à savoir : ce qui restait des anciennes boiseries de la façade de l’ancien buffet du XVIIIème siècle d’une part, et d’autre part la description du Dixième devis de Dom Bedos pour un orgue de 4’ en Montre dans lequel on lit notamment qu’un Cornet V rangs pourra se jouer sur un troisième clavier dit de Récit : « … on le fera jouer par des gravures particulières, qu’on pratiquera dans le grand sommier, si le local le permet. » et nous y trouvons également une Voix-Humaine 8’ au G.O., ce qui fut fait. Compte tenu de la volumétrie disponible à la tribune de Claye et de la longueur réelle des basses de Trompette 8’, ce jeu est installé au sommier du Positif d’où il peut s’élever sans contrainte, comme à l’orgue Clicquot de 1772 du Château de Fontainebleau ; grâce à la Tirasse du Positif, cette Trompette peut se jouer à la Pédale pour chanter le cantus firmus en Taille (au ténor). Le Grand-Jeu bénéficie d'un accouplement réversible II/I et d'un Appel-Retrait du Cornet G.O. afin de pouvoir isoler le Cromorne au second clavier. Une Flûte ouverte de 8' confère à la Pédale son indépendance pour les Trios ou les Quatuors.
La soufflerie est composée de deux réservoirs cunéiformes en chêne -à 3 plis sortants-, superposés sur une charpente en chêne. La pression donnée au vent est de 73 mm.

Si la musique française est inspirée par le "bon goût", - notion aussi subtile que relative cultivant néanmoins le sens du détail – , il est indispensable d’avoir sous les doigts les moyens précis les plus expressifs et les plus sensibles pour transmettre la pensée musicale. A l'époque classique, on parle aussi d’appuis et d’expressivité. Les traités du temps donnent une idée très nette du jeu du clavecin ; Rameau les résume tous : « il faut prendre la peine de n’en point prendre… La souplesse recommandée doit s’étendre sur toutes les parties du corps ; la moindre contrainte, empêche le succès des soins qu’on se donne pour la perfection qu’on cherche. »

Le diapason est fixé à 440 Hz à 18° C ; l'orgue est accordé au tempérament définit par d'Alembert & Rousseau en 1752. On profite de cette partition inégale (par opposition à la "nouvelle partition égale") pour apporter de la saveur à l’harmonie et au jeu expressif de l’organiste. A ce propos, Dom Bédos est catégorique : «...les quintes peuvent souffrir une altération, ou un affaiblissement d’un quart de comma et même un peu plus, sans perdre leur harmonie. En ce sens leur Partition n’est pas inférieure à la nouvelle, dont les Tierces toutes outrées choquent nécessairement l’oreille... »


Acc : I/II – II/I – I/P – II/P - Appel Cornet II - Tremblant - Rossignol

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